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Course contre la montre au Hôme Loriers

Vétuste, le bâtiment doit être remis aux normes de la Région wallonne pour 2010. Mais tous les CPAS partenaires ne sont plus d’accord d’y investir.
C’était en 1867. Riche bienfaitrice, Madame Loriers décède. Soucieuse de continuer à aider d’aider les autres après sa mort, par testament, elle laisse aux autorités civiles ses nombreux terrains et bâtiments. Mais à une condition : développer à Crehen un hospice pour vieillards…

141 ans plus tard, les notaires et les différents bénéficiaires s’arrachent toujours les cheveux concernant cet héritage de plus en plus encombrant. La fusion des communes et les différentes évolutions administratives et sociales étant passées par là, aujourd’hui ce sont quatre CPAS qui se partagent le gâteau Loriers : Hannut (qui détient 49 %), Ramillies (29 %), Orp-Jauche (15 %) et Wasseiges (7 %).

Jusqu’il y a quelques années, le système n’a pas trop mal fonctionné. Hannut qui assure la gestion. Les trois autres CPAS se contentent de percevoir les fermages de leurs terrains hérités de la fondation Loriers et d’en rétrocéder le fruit au CPAS de Hannut.

Mais aujourd’hui la machine est grippée, usée… Avec 49 lits, le home Loriers n’est plus rentable. De plus, compte tenu des nouvelles normes imposées par la Région wallonne, d’ici le premier janvier 2010, ce gâteau Loriers risque d’être périmé…

Il faut donc le moderniser pour le mettre aux normes et agrandir sa capacité afin qu’il soit rentable. Le hic, c’est que Ramillies ne veut plus de sa part de gâteau et veut reprendre les parts qui lui reviennent. Et Orp, sa consoeur brabançonne, n’est pas loin de la suivre…

Mais ce n’est pas si simple… Et c’est là que cette bonne veuve Loriers se rappelle aux bons souvenirs des CPAS qui sont coincés dans une indivision. Pas question de faire autre chose qu’un home étant donné que c’était la condition stipulée par la bienfaitrice dans son testament.

Une solution à trouver par les notairesQue faire pour sortir de cet imbroglio notarial? «Il faut voir s’il n’y a pas moyen d’obtenir la prescription», espère Benoît Cartiler, le président du CPAS de Hannut. «Si on ne fait plus un home de ce bâtiment, alors, théoriquement on le perd. Et ce serait dommage de perdre une telle structure. Mais d’un autre côté, il faut quand même qu’elle soit rentable…»

Pour tenter de dénouer ce sac de noeuds, les quatre CPAS ont mandaté chacun un notaire. Et c’est à ces 4 experts réunis en un collège de notaires qu’incombe la lourde tâche de trouver comment sortir de l’indivision juridique et de répartir les parts entre les quatre CPAS. Pas simple. Pourtant il faudra trouver une solution. La course contre la montre est engagée…

Jean-Louis TASIAUX in Actu 24

Ce qui est inquiétant dans tout cela, c’est que cette situation “ne date” pas d’hier… Pourvu qu’il ne soit pas trop tard… 

février 18, 2008 Publié par Administr@teur | Politique, Santé, Société | , | Pas de commentaire